Si j’étais président de la Guinée


si j'étais président de la Guinée

La chose la plus facile à faire est de rester discret. Mais il n’y a aucune raison que je le fasse, à moins qu’on me passe sur le corps.

‘’La vie devient si riante et le cœur si disposé à la bonté quand il ne craint plus de s’étouffer’’.

C’est honteux, sordide et avilissant de ne pas se rappeler de ses promesse.

Si j’étais président de la Guinée,

Mon hobby aurais été d’écouter en permanence les jeunes en vue de prendre en compte leurs préoccupations et doléances, comme c’est le cas du projet « nos jeunes ont du talent » visant à libérer la parole des jeunes. Et j’aurais développé l’enseignement numérique avec la mise en œuvre du projet « Un étudiant, Une tablette ». Puisse que je ne le suis pas, le mieux serait de les percevoir comme des jeunes à demi conscience qui n’ont pour seul moteur que la confection de leurs plus récents caprices, ne réalisant pas la teneur de leurs propos ni la portée de leurs gestes.

J’aurais dû chercher à savoir que j’avais à faire avec une génération consciente, indépendante, rêveuse, généreuse et dévergondée qui se démerde depuis bien longtemps.

Heureusement que cette génération a des idées et des imaginations débordantes et sans limite.

J’aurais pu assurer la présence permanente des moyens de surveillance de la Zone Economique Exclusive (ZEE) guinéenne et mettre ainsi fin à la pêche illégale qui prive mon pays d’importantes ressources.

J’aurais veillé au renforcement de capacités des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature en matière de procédures disciplinaires et des règles de fonctionnement de l’institution et recruter 50 auditeurs de justice et 50 élèves greffiers.

J’aurais pensé à l’éducation et la formation des populations pour la défense de leur droit civique.

J’aurais renforcé la protection des titres fonciers et de l’application des contrats commerciaux.

J’aurais finalisé la revue des contrats miniers et publier les résultats obtenus

J’aurais construit cent (100) milles logements sociaux à Kassogna dans la préfecture de Coyah.

J’aurais poursuivi les efforts de réformes engagées depuis 2011, notamment en termes d’assainissement et de rationalisation de la gestion publique.

J’aurais préservé la stabilité macro-économique pour favoriser l’investissement et la lutte contre la pauvreté.

Si j’étais président de la Guinée,

J’aurais garanti les dotations budgétaires des projets d’investissement en cours. Mais aussi mettre à disposition des contreparties nationales aux financements extérieurs.

J’aurais pu promouvoir la transformation industrielle et artisanale sur des bases compétitives et créatrices d’emplois.

J’aurais abusé de tous mes pouvoirs afin de renforcer l’efficacité et la légitimité de la politique macroéconomique et consolider l’assainissement des finances publiques.

J’aurais pensé également à élargir l’assiette fiscale.

J’aurais renforcé le développement de la Coopération internationale à travers la diversification des partenariats et des sources de financement avec les pays scandinaves, mais également grâce au développement de la Coopération Sud-Sud et triangulaire

Si j’étais président de la Guinée,

J’aurais assuré une meilleure intégration du commerce dans l’économie nationale et les marchés sous régionaux, régionaux et internationaux notamment par le renforcement des capacités du secteur et l’appui au développement des filières d’exportation. Sans oublier de poursuivre le renforcement des capacités des structures d’appui au secteur privé

J’aurais renforcé la discipline budgétaire dans la commande publique et le respect des engagements financiers de l’Etat vis à vis du secteur privé en vue de promouvoir les champions nationaux dans le secteur privé dans différents secteurs d’activité

Et même pourquoi ne pas poursuivre l’électrification rurale. Ainsi que procéder au redressement commercial et financier (équilibre financier) du secteur de l’électricité.

J’aurais pu développer et maintenir le recours à des travaux à haute intensité de la main d’œuvre (HIMO). Et favoriser la contribution du secteur de la culture au développement socio économique par la création d’emplois et de richesse à travers la promotion des métiers culturels (industries culturelles).

J’aurais amélioré le cadre juridique et institutionnel du secteur en vue d’une meilleure mobilisation des acteurs publics et privés et l’utilisation efficiente des ressources. Ainsi que diversifier et valoriser les produits de la faune (parc zoologique) et de la flore (jardin botanique), du patrimoine culturel.

J’aurais pensé à sensibiliser les populations à la scolarisation de la jeune fille dans les 12 préfectures les moins scolarisées, améliorer les conditions de vie des personnes âgées, promouvoir et revaloriser le statut social des personnes âgées.

J’aurais renforcé la gestion et les capacités des ressources humaines de l’administration publique.

J’aurais appuyé le développement du secteur privé agricole pour la promotion des petites et moyennes entreprises, en faveur des jeunes. Mais aussi mettre en œuvre des pôles de développement tenant compte des potentialités et des filières de production afin de soutenir la création de valeurs ajoutées pour soutenir les efforts d’industrialisation à travers l’Agrobusiness.

Si j’étais président de la Guinée,

J’aurais pu promouvoir l’approche REDD (réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des terres) pour une mobilisation adéquate des ressources financières destinées aux investissements forestiers.

Mon gouvernement aurais mit un accent particulier sur l’accélération des projets de la filière bauxite-alumine en vue accroître la part de la Guinée dans la production mondiale et surtout sur le marché mondial de ces produits de base. La part de la Guinée pourrait ainsi doubler voire tripler au cours des cinq prochaines années.

Si et seulement si j’étais président de la Guinée, j’aurais parcouru LAHIDI  (Plateforme de Suivi et d’Evaluation des Promesses du Président et de son gouvernement) pour me rappeler de mes promesses.

Mais puisse que je ne suis pas président de la Guinée, le mieux que je puisse faire est de  trouver ma voix et à la laisser entendre. Parler  fort de mes aspirations, mes doutes, mes espoirs et mes envies.

Devant l’inévitable démantèlement du goût et de la moralité, plusieurs actions sont envisageables.

 

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Sayon Idovic Loua

Je suis un diplômé en communication d'entreprise de l'Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC Guinée Conakry). Très tôt influencé sans doute par l'écriture et le numérique, j'ai cultivé une passion pour le blogging. Désireux de s'ouvrir à un public un peu plus large, je vous ferai voyager à travers ce blog avec un style varié et des mots soigneusement choisis des sentiments et des désirs.

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